Annaba

Pour ne pas sortir du contexte du Blog je reste toujours dans la region de Annaba .

Annaba (en arabe عنابة) (ancienne Bône) est une des principales villes d’Algérie.

Elle est située à l’extrême nord-est de l’Algérie, entre le fleuve Seybouse et la frontière tunisienne, distante d’une centaine de kilomètres, dans la wilaya d’Annaba.
C’est la quatrième ville d’Algérie en nombre d’habitants, après la capitale Alger, Oran et Constantine, avec environ 360 000 habitants dans son agglomération en 1998, dits Annabis (également appelés Bônois et Bônoises).

La ville est jumelée avec France Saint-Étienne (France)Modèle:Jumelage/Paramètre superflu.

Étymologie

Annaba est l’une des plus anciennes cités de l’Algérie, fondée en 1295 avant J.-C., connue sous les noms successifs d’Ubon, Hippo Regius, Hippone, Bouna, Bled El Aneb, Bône, et enfin, Annaba.

Autrefois on l’appelait Bilad Al Unnâb, c’est-à-dire la ville des jujubes, à cause de la grande abondance de ce fruit en cet endroit.

Démographie

La ville d’Annaba comptait 247 701 habitants en 1998 (RGPH) et son agglomération 359 657 (avec El Bouni 111 956 habitants en 1998). Si l’on y inclut El Hadjar et Sidi Amar dont les extrémités tendent à se rejoindre, c’est 404 441 personnes qui appartiennent au Grand Annaba.

Géographie

Annaba, vue depuis la plage de la caroube sur la baie des corailleurs

Architecture

Annaba possède un front de mer, un centre ville – où est situé le cours de la Révolution (ex-cours Bertagna) – animé, débordant d’arcades en tous genres où s’abritent restaurants, terrasses, kiosques.

Malgré les nouvelles constructions, le front de mer a gardé son cachet.

Histoire

L’homme est apparu dans le périmètre de Annaba depuis le paléolithique, dans la zone de Ras-Al-Hamra (Cap de Garde), dans les collines de Bouhamra… Les hommes préhistoriques ont laissé de nombreux témoignages dans la région de Bône : silex taillés ou polis, menhirs, cromlechs, dolmens, que ce soit à Roknia pour le plus connu ou bien encore à Guelma, Le Tarf ou Chapuis.
Des inscriptions rupestres près de Lamy et Guelma, des inscriptions libyques dans la vallée de la Cheffia attestent de l’ancienneté de la présence humaine.
L’évolution interne de la Numidie orientale, conjuguée à la position du site en rapport avec la Méditerranée, serait à l’origine de la naissance du premier établissement de sédentarisation vers le XIIe siècle av. J.-C. ; Hippone serait le résultat de l’évolution de ce point de fixation vers une escale et un comptoir portuaire d’une certaine importance notamment quand les relations commerciales se sont développées avec les Phéniciens. Du VIe au IIIe siècle av. J.-C., Hippone se soumet à l’hégémonie carthaginoise. Au IIIe siècle av. J.-C., la consolidation du royaume numide, notamment sous le règne de Massinissa et de ses successeurs, entraîne l’intégration d’Hippone au royaume numide; elle devient une ville royale, Hippo Regius. Ce rang lui est sans doute dû à son rôle de port qui assure les liaisons entre l’arrière-pays et la Méditerranée. Deux siècles plus tard, les chocs entre empires carthaginois et romain d’une part, et entre ces derniers et le royaume numide d’autre part, s’achèvent par le triomphe de l’expansion romaine et l’annexion d’Hippone.

Cette dernière devient un des plus grands centres de la nouvelle province numide soumise aux romains; l’Africa Nova. Les vestiges d’aujourd’hui représentent la phase romaine et ses séquelles vandales et byzantines. Ce qui fait l’individualité d’Hippone dans cette période, c’est qu’elle est devenue un centre de rayonnement de la pensée théologique augustinienne sous l’impulsion de l’évêque d’Hippone Saint Augustin. La mort de cette éminente figure coïncide avec la défaite romaine dans la régions sous les coups des Vandales et l’atrophie d’Hippone à tous les niveaux. Les Byzantins, malgré leur tentative, ne redonnent pas à la ville son éclat d’antan, tout au plus peut-elle constituer une escale ou un point de ravitaillement pour la flotte byzantine. Le VIIe siècle marque le début d’une nouvelle ère de l’histoire de la ville, lorsque celle-ci est occupée par les musulmans.

Le site antique d’Hippone sera islamique aussi jusqu’à la fin du Xe siècle. La ville prend le nom officiel de Bouna ; mais on lui donne aussi le nom de Madinat Saybous (la ville de Seybouse) d’après Al-Bakri. Au début du XIe siècle, la ville antique est abandonnée pour un nouveau site à 3 km au nord du premier (sans doute à cause des inondations). C’est devenu Bouna Al Haditha (Bouna la neuve). La nouvelle ville s’installe sur une hauteur de 40 mètres environ d’altitude, à la différence de l’antique qui se trouve dans le plat (1 à 3 mètres d’altitude) ; et dès 1040 environ la ville s’entoure de remparts pour renforcer sa défense naturelle. Les Sanhadjas, qui la fondent, en font un poste de défense et de surveillance de cette double frontière terrestre et maritime. Parallèlement à cette fonction, Bouna va être aussi un port d’échanges commerciaux. Cette double fonction, la ville la garde sous les Muwahidines (XIIe siècle), sous les Hafsides (XIIIe au XVe siècle), et sous les Deys (XVIe au XIXe siècle).

C’est aussi cette fonction qui l’expose aux agressions, dont la plus importante est celle des Espagnols de Charles Quint, qui occupent la citadelle de Annaba de 1535 à 1540. Dès cette date, la ville et sa région sont incluses dans les limites de l’Algérie moderne. Bouna (Bona) est parée d’un nouveau qualificatif : «Madinat Al Unnab», ou Annaba qui se substitue progressivement à son ancien nom, surtout à la fin du XIXe siècle et aujourd’hui.

La fonction de point d’échanges commerciaux, notamment avec l’étranger, fait de Annaba et sa région une des assiettes de l’établissement de concessions commerciales européennes, prémices d’un développement économique plus important. Les troupes françaises, à leur tête, Anne Jean Marie René Savary, duc de Rovigo, qui commande à Alger, voudraient bien étendre l’action de la France vers l’Est et reprendre Bône, occupée la première fois par le général Damrémont en 1830, et une deuxième fois en 1831, par le commandant Huder ; mais par deux fois, il avait fallu évacuer la ville dans des conditions assez difficiles du fait de l’absence de voies de communication protégées.

En avril 1832, le capitaine D’Armandy s’installe dans Bône avec ses canonniers. D’Armandy envoie au duc de Rovigo, à Alger, un billet lui expliquant que grâce aux trente marins de la Béarnaise, ils ont pris la citadelle de Bône mais sont face aux 5.000 hommes du Bey de Constantine. Ils attendent des renforts. Les premiers jours sont difficiles et les vivres manquent. Enfin, le 8 avril, les renforts arrivent avec le brick « La Surprise ». Le maréchal Nicolas Jean-de-Dieu Soult, ministre de la Guerre à la tribune de la Chambre affirme ‘La prise de Bône est le plus beau fait d’armes du siècle’.

Le développement économique peut alors se poursuivre avec la mise en valeur par de grands travaux de la plaine bônoise qui, à l’origine marécageuse, était devenue une région très prospère de cultures maraîchères, viticole et arboricole. L’oued Seybouse, qui arrose cette plaine, permettait l’irrigation intensive des terres avoisinantes.

L’industrie s’était aussi largement développée avec une usine de traitement des phosphates, les coopératives agricoles, son port de commerce, équipé du plus récent matériel de manutention, d’où partaient les différents minerais originaires du Kouif et de l’Ouenza, vers la France, et y arrivaient tous les équipements pour toute la région Est du Constantinois. L’ensemble des atouts humains et régionaux faisait de Bône, une des plus riches villes des départements d’Algérie.

Les deux conflits mondiaux, outre la mobilisations des jeunes hommes dans l’armée, atteignirent la ville de Bône. Le 4 août 1914, Bône, de même que Philippeville, fut bombardée par les croiseurs allemands Goeben et Bresland faisant de nombreux morts. Au cours de la Seconde Guerre mondiale, la ville servit de base d’opérations aux armées britannique et américaine, arrivées le 13 novembre 1942. Elle subit de violents bombardements pendant l’hiver 1942-43. La Croix de guerre sera remise à la ville en juin 1949 par le Président de la République Vincent Auriol.

En 1958, Bône comptait 110 000 habitants. La ville de Bône vit naître le maréchal Alphonse Juin (1888), le dessinateur humoriste Roger Widenlocher (1953) et le chanteur de variété Phil Barney (1957).

L’indépendance de l’Algérie en 1962 entraîna le départ des populations européenne et juive de la ville. Dans l’Algérie indépendante, la ville connaît une augmentation rapide de sa population alimentée par l’exode rural, pour atteindre plus de 400 000 habitants aujourd’hui dans sa grande agglomération.

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